jeudi 23 février 2017

Perfect World


Auteur : Rie Aruga
Editeur : Akata
Genres : josei, société, drame, romance
Date de parution du dernier volume : 9 février 2017 (3 tomes, série en cours)
Prix : 6 € 95

Quatrième de couverture : Tsugumi, à 26 ans, est décoratrice d'intérieur. Un soir, lors d'une soirée de travail, qu'elle est sa surprise de retrouver autour de la table Ayukawa, son amour de lycée ! Mais depuis la fin de leurs études, le jeune homme, impliqué dans un accident, est en fauteuil roulant. Certaine que jamais elle n'aura la force (et l'envie) de fréquenter un homme "au corps amoindri", la jeune femme va pourtant sentir quelque chose bouger en elle...

Notation

Mon Avis ? 

Lorsque le premier tome de la série était sortie en librairie, j'avais foncé dessus. J'étais très curieuse de lire un josei où le thème du handicap était mis en avant et je voulais voir comment l'auteur travaillait son histoire. Mais étrangement, alors que les bonnes critiques fusaient sur les blogs et les réseaux sociaux, je n'avais pas été transportée par cette lecture. Le dessin encore timide de la mangaka (première oeuvre !), l'héroïne très (trop ?) candide... l'émotion ne m'avait pas touchée et si j'avais décidé de continuer l'aventure c'était uniquement pour le héros, Ayukawa, que je trouvais tellement courageux.

Le tome 2 m'avait laissée un peu sur ma faim, comme lors du précédent tome, et j'avais été particulièrement outrée par les parents de l'héroïne. Leur étroitesse d'esprit m'ont fichu une claque que je n'ai toujours pas digérée ! Cependant, à la lecture du troisième tome, j'ai commencé à voir un changement. Curieuse d'expérimenter, j'ai donc relu les trois tomes à la suite... et la magie a fini par opérer ! 
L'émotion dont tout le monde parlait, les sentiments forts de l'héroïne et la souffrance du héros, tout prenait corps enfin devant mes yeux et je suis ressortie de cette lecture avec le coeur qui palpitait ! 

Oui, je vois les ficelles de l'histoire sans problème et oui les dessins ne sont pas révolutionnaires. Mais Perfect World est la première oeuvre publiée de l'auteur, de plus le josei, comme le shôjo, est un genre très codifié et à ce jour je ne me souviens pas avoir lu de manga qui se démarquait complètement du genre. Mais le thème du handicap est si bien amené, si bien présenté ! L'auteur ne nous épargne rien de la vie quotidienne difficile de Ayukawa, entre ses soins médicaux et son combat mental. Ici pas de naïveté comme je le craignais au début, pas de volonté bien pensante. L'histoire est dure et le couple de héros souffre. Et on souffre avec eux. Oui, parfois l'héroïne m'agace un peu tellement elle veut rester aimable envers son entourage (particulièrement face à son père) mais j'ai envie de la voir heureuse. J'ai envie de poursuivre cette aventure romantique et amère avec les héros, et de les voir surmonter toutes les épreuves que l'auteur (sadique) mettra sur leur route. 

Perfect World est loin d'être parfait mais pour un premier essai c'est un sacré pari qui promet d'être réussi ! Rie Aruga a encore beaucoup de choses à nous écrire, et j'ai envie d'être là pour les lire !

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