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vendredi 20 octobre 2017

Le chant des souliers rouges

- Informations -

Auteur : Mizu Sahara
Editeur : Kazé
Genres : drame, adolescence, seinen
Date de publication : 10 mai 2017
Prix : 8 € 29
Série en cours.

- Quatrième de couverture -

Deux collégiens aux passions contrariées. Le hasard d'une rencontre. Des chaussures rouges échangées. Devenu lycéen, Kimitaka découvre que suite à ses encouragements, Takara, la fille à qui il a confié ses baskets, s'épanouit le ballon à la main. Inspiré, il décide à son tour de ressortir les souliers rouges pour se lancer dans le flamenco... et, peut-être, se trouver lui-même.

- Mon Avis -


Quelques mois avant sa sortie, j'avais pu lire le premier chapitre du manga et j'avais été enthousiasmée par le dessin et le ton de l'histoire qui promettait de l'introspection et de belles leçons d'espoir. Il me tardait donc de commencer cette série ! Et c'est désormais chose faite.

Et je dois dire que le premier chapitre ne ment pas sur la suite. On découvre le personnage de Kimitaka, jeune adolescent mal dans sa peau, qui sort d'une grave dépression, timide et renfrogné. Il vient tout juste de rentrer au lycée et ne s'est pas fait d'ami dans sa classe. Au collège, il y a eu un accident et depuis Kimitaka a tendance à fuir les gens. Mais sa nature le pousse à protéger un camarade de classe lors d'un cours de sport. Et là les choses s'améliorent pour lui. On s'attache vite au personnage de Kimitaka dont la souffrance se lit sur son visage. On découvre sa fragilité, son sentiment de mal-être vis à vis de l'accident au collège et sa culpabilité qui le hante depuis. On a envie de le voir évoluer, s'épanouir et lorsque les choses tournent bien pour lui, on est heureux. 

Mais le lycée n'est pas le seul problème de Kimitaka. Il aimerait avancer d'une autre façon. Et c'est le flamenco qui l'aidera dans son parcours. Au collège, il rencontre une jeune fille en proie au même mal-être que lui. Et lorsqu'il la croise au lycée, il voit à quel point elle a changé alors que lui en est toujours au même point. Il aimerait bien lui parler de nouveau, mais avant cela il veut être digne de l'image qu'elle se fait de lui. On a donc un double enjeu : s'épanouir en tant que lycéen, mais également en tant que héros pour une inconnue qu'il n'a croisé que quelques minutes dans le passé. C'est très courageux et très louable. 

Si le thème du changement par le sport n'est pas une nouveauté, elle est tout de même bien trouvé avec le choix du flamenco, une danse espagnol très reconnaissable. Difficile d'imaginer un adolescent en faire, surtout avec des chaussures de femme aux pieds. Pourtant ça fonctionne et on s'amuse de voir Kimitaka apprendre et répéter ses leçons avec sérieux. La rencontre avec d'autres adolescents adeptes de cette danse apporte un regard plus concret de cette discipline et on en découvre tous les aspects chapitre par chapitre. 

Histoire d'adolescents avant tout. L'auteur nous donne une panoplie de personnages complexes avec leurs secrets et leurs failles. Et on entrevoit les débuts d'une amitié sincère entre Kimitaka et ses nouveaux amis, ou encore l'amélioration de l'entente entre le héros et sa jeune soeur.  C'est très juste dans son propos et très touchant.

En bref, Le chant des souliers rouges est un vrai coup de coeur pour moi. L'histoire est douce, les personnages sont attachants et on sent de la tendresse tout au long de l'oeuvre. Une vraie lecture qui berce et qui fait rire malgré un ton parfois dur. Et puis les dessins sont si beaux, ce serait du gâchis de ne pas les admirer !

- Notation -

mercredi 18 octobre 2017

Comme elles

- Informations -

Auteur : Sakura Fujisue
Editeur : Delcourt-Tonkam
Genres : shôjo, romance, drame, adolescence
Date de publication : 16 avril 2008
Prix : 6 € 99
Série terminée en 13 tomes.

- Quatrième de couverture -

En ce jour de rentrée, Kanori et Kazumi, deux lycéennes que tout oppose, sympathisent aussitôt et acceptent de participer à une soirée de rencontres filles/garçons. Kanori y croise le sympathique Kôta, mais reste sur ses gardes. Kazumi, en revanche, cède très vite aux avances d’Ena. Les relations amoureuses des deux lycéennes ne vont pas tarder à influencer leur amitié… d’abord pour le pire.

- Mon Avis -

Sortie durant mes années lycée, cette série avait croisé mon chemin durant cette période et je me souviens avoir lu les trois ou quatre premiers tomes avec intérêt. Pourtant je n'avais jamais terminé la série, c'est désormais chose faite !

Si le premier tome nous laisse présager une histoire romantique avec deux lycéennes en quête de bonheur, la suite nous fait rapidement déchanter. Très vite on se rend compte que rien n'est simple en amour. Kazumi, folle amoureuse, refuse de voir qu'Ena est un salopard de première - pardon mais c'est vrai - et même quand il la laisse aux mains d'un de ses "amis" elle prend tout sur elle et reste avec lui. De son côté Kanori a certes un copain beaucoup plus gentil et attentionné mais ils ont du mal à se comprendre. Kanori qui connaît le vrai visage d'Ena voudrait que Kôta lui parle, mais ce dernier plasse son amitié avec l'adolescent avant tout, fermant ouvertement les yeux sur ce qu'il se passe. 

On n'a donc pas une romance idéale mais une vraie descente aux enfers pour l'une des jeunes filles et des malentendus pour l'autre. C'est cru, triste et ça nous donne envie de claquer certains personnages. Pourtant, ça reste très bon parce que c'est tristement réaliste. On a ici la vie quotidienne de deux adolescentes amoureuses avec leurs problèmes, leurs peines et leurs espoirs. Ici pas de caricature à coups d'effets visuels ou de longs monologues, on a des silences, des questions sans réponse et des tentatives d'évolution timides. 

Shôjo dramatique, Comme Elles n'est pas à mettre entre toutes les mains. Les amoureuses des romances à l'eau de rose seront déçues. L'auteur nous propose une histoire réaliste et n'idéalise rien, pas même la fin de sa série. Mais pour celles qui ont le coeur bien en place, c'est une très bonne série qui parle de choses difficiles mais réelles. Une série au ton très juste et aux héroïnes touchantes. 


- Notation -

mardi 17 octobre 2017

Au-delà de l'apparence

- Informations -

Auteur : Fumie Akuta
Editeur : Kana
Genres : shôjo, romance, adolescence, premier amour
Date de publication : 3 juillet 2017 
Prix : 6 € 85
Série en cours

- Quatrième de couverture -

Chitose s'est façonné un masque derrière lequel elle a pris l'habitude de se cacher pour être appréciée de tous. Mais sa vie va complètement changer le jour où Itsuki, un bel inconnu, lui vient en aide. Fascinée par son regard, elle décide de le suivre et se retrouve devant les portes d'une école d'art. Armée de son plus beau sourire, Chitose demande à son sauveur de lui faire visiter les lieux, mais ce dernier voit clair dans son jeu : impossible de lui mentir !

- Mon Avis -

Ce shôjo là, j'ai tourné autour un bon moment avant d'oser me lancer. Le résumé m'intriguait, le dessin me plaisait mais voilà, j'avais peur de me retrouver avec un couple niais, des monologues interminables et une évolution des personnages quasi inexistante. Les peurs du shôjo caricatural en somme. Pourtant Au-delà de l'apparence m'a rapidement rassuré. On découvre pourquoi ? 

Déjà l'héroïne, Chitose est très attachante. Sa peur de se faire rejeter par les autres est viscérale, pourtant quand il est question d'enlever son masque pour s'exprimer clairement devant Itsuki elle n'hésite pas une seconde. Les larmes, les cris, la colère ou l'exaspération, la jeune fille passe par tous les sentiments et on aime la découvrir sous son vrai jour. Bien que timide, lorsqu'elle est entre les murs de l'école d'art, Chitose reste fidèle à elle-même et laisse parler librement sa nature. On est loin de l'héroïne butée qui reste cachée derrière un rôle, au contraire on a là une jeune adolescente qui avance - maladroitement certes - mais qui se force et ça fait plaisir. 

Ensuite le duo que Chitose forme avec Itsuki est drôle. Si l'adolescente tombe rapidement amoureuse, du côté du garçon c'est plus difficile. Caractériel, satirique, grincheux, Itsuki a beau avoir un beau visage son caractère est loin d'être facile. Quand en plus on ajoute le côté "buté dans ses principes" ça n'arrange rien. Mais ça reste drôle parce que les voir évoluer tous les deux est très rafraîchissant et surtout très réaliste. On tatonne, on fait marche arrière. Ce n'est pas toujours simple mais c'est prenant.

Un autre aspect que j'ai beaucoup aimé c'est toute l'attention qui est portée à l'école d'art. J'avais peur qu'il ne s'agisse que d'un décor mineur pour ajouter quelque chose à la romance mais non, l'art est un sujet primordial dans l'intrigue et il est plusieurs fois questions de s'améliorer, de rendre un travail ou d'apprécier l'art tout simplement. Un très bon point.

Avec déjà trois tomes sortis à ce jour Au-delà de l'apparence est un bon shôjo classique qui traite bien son sujet sans partir dans le cliché. Une romance comme on les aime : naturelles et drôles.

- Notation -


mardi 3 octobre 2017

Tue moi plutôt sous un cerisier

- Informations - 

Auteur : Hina Sakurada 
Editeur : Akata
Genres : shôjo, drame, romance
Date de parution : 14 septembre 2017
Prix : 6 € 95
One-shot

- Quatrième de couverture - 

"Fuis !"
Voilà l'étrange SMS reçu par Yukino, jeune lycéenne, de la part de Saho, sa meilleure amie. Sans en comprendre le sens, elle se rend au lycée, comme tous les jours. Mais elle constate alors avec horreur que Saho s'est suicidée, pendant la nuit... laissant pour seul testament un tweet nébuleux : "Yukino est horrible." Dès lors, l'engrenage est lancé, et Yukino est accusée d'être responsable de la mort de sa propre amie. Tandis qu'une enquête s'ouvre pour éclaircir les circonstances du décès de Saho, Yukino doit faire face à un nouveau quotidien d'exclusion. Elle pourra heureusement compter sur le soutien de Tatewaki, le petit ami de Saho.

- Mon Avis - 

Au départ je dois l'avouer ce titre ne me disait rien. J'avais lu le résumé et ça ne me tentait pas plus que ça. Mais voilà que quelques jours après la sortie du manga je tombe sur une critique disant que le dessin était à tombé. Curieuse, je me rends donc chez mon libraire, trouve un exemplaire du manga et feuillette. Et diable ! Que ce dessin est beau ! Rien que pour admirer les planches je resterais devant pendant des heures. Alors juste pour le style de l'auteur, j'ai acheté le manga.

Et contre toute attente j'ai aimé. Si le début de l'histoire est assez tragique, le reste n'est pas plus joyeux. On découvre pourquoi Saho se suicide assez rapidement mais les secrets demeurent quand même jusqu'à la toute fin. Les relations ambiguës qu'entretiennent Tatewaki et Yukino touchent et effrayent en même temps le lecteur.  Le harcèlement que subi Yukino donne envie de protéger le jeune fille et de l'aider dans son deuil. 

Mystérieux, émouvant et tragique, ce shôjo touche plus au genre thriller qu'à la romance mais n'en reste pas moins excellent. Avec une fin à la fois puissante et surprenante on est bercée par cette histoire qui nous heurte en plein coeur. L'adolescence et les sentiments sont parfois durent à vivre pour les coeurs sensibles. En voilà un bel exemple.

- Notation - 

mardi 2 mai 2017

Love, be loved, leave, be left

- Informations - 

Auteur : Io Sakisaka
Éditeur : Kana
Genres : shôjo, romance, lycée, adolescence, amitié
Dernière date de parution : 6 janvier 2017
Prix : 6 € 85 
Série en cours, actuellement 3 tomes.

Quatrième de couverture (t.1) : Romantique ou pragmatique, chacune cherche l'homme de ses rêves... La meilleure amie de Yuna déménage. Le jour des adieux, Yuna rencontre Akari de manière surprenante. Tout oppose les deux jeunes filles : Yuna est rêveuse en amour, alors qu'Akari est réaliste. Malgré tout, elles deviennent amies et vont confronter leur vision de l'amour. 

- Mon Avis - 

Io Sakisaka a une certaine réputation dans l'univers du shôjo. Avec ses deux premières séries, elles a conquis de nombreux lecteurs et je ne fais pas exception. A la fois touchantes, drôles et réfléchies, ses deux précédentes histoires m'avaient beaucoup plu et j'avais hâte de découvrir sa nouvelle série au titre étonnamment long. 

Love, be loved, leave, be left est d'abord la rencontre de deux héroïnes. D'un côté Yuna la romantique, l'héroïne de shôjo par excellence : naïve, douce, timide, n'arrivant jamais à regarder les gens dans les yeux. Un peu caricaturale, Yuna est complétée par son amie Akari qui elle est une héroïne beaucoup plus moderne et limite cynique en ce qui concerne l'amour. Franche, sûre d'elle, pragmatique, Akari ne croit pas aux contes de fées et jure qu'on peut tomber amoureux en s'y forçant un peu. Ces deux visions de l'amour apportent une note de fraîcheur dans le genre de la romance et l'amitié qui lie les deux adolescentes amuse et fait réfléchir en même temps. Nous même, en tant que lecteur, de quel côté penche notre vision de l'amour et des sentiments forts ? 

Il est question ici d'acceptation mutuelle de ces visions de l'amour, mais également des changements que l'amour opère en chacun de nous. Yuna, lorsqu'elle tombe amoureuse pour la première fois évolue, sans pour autant s'en rendre compte. Et Akari, qui assiste à cette évolution se surprend à l'admirer. Peut-être que leurs visions respectives ne sont pas si éloignées finalement ? Peut-être même qu'elles se complètent ? En amour personne n'a tord et personne n'a raison, c'est à chacun de se faire sa propre expérience. Aussi belle et douloureuse qu'elle peut l'être. Parce qu'avec Io Sakisaka tomber amoureux n'est pas quelque chose de simple, on souffre beaucoup, on doute, on pleure parfois. La vie décrite dans ce manga est loin d'être idéale et n'en est que plus réaliste. C'est ce qui est si touchant et beau à la fois. On se reconnaît forcément dans les rires et les larmes de ses personnages et on adore ça.

- Notation - 

mercredi 16 novembre 2016

Love & Lies


Auteur : Musawo
Editeur : Pika
Genres : shônen, amour, humour, adolescence
Date de parution : 2 novembre 2016
Prix : 6 € 95

Quatrième de couverture : Bienvenue dans une société où tomber amoureux est interdit. De nos jours, c'est le gouvernement qui décide du conjoint avec lequel chaque citoyen, dès ses 16 ans, devra passer le reste de sa vie. Une réalité à la fois source d'espoir et de désespoir... Ce bonheur promis sur la base de critères génétiques, Yukari n'en veut pas, car il nourrit en secret un amour brûlant pour la populaire Misaki. Dans une société où avoir des sentiments pour autrui est illégal, ce lycéen ordinaire s'apprête à vivre une aventure interdite ! 

Notation

Mon Avis ? 

Sans connaître rien de l'histoire j'étais déjà attirée par ce manga à cause de la couverture. Je trouvais le dessin plutôt joli. Et quitte à lire une comédie romantique comme il en existe tant, avec ses clichés et ses personnages stéréotypés, j'étais prête à faire un effort si l'histoire en valait la peine. 
J'ai donc été agréablement surprise lorsque j'ai découvert le résumé et encore plus lorsque j'ai parcouru une première fois ce premier tome. Comédie romantique oui... mais drôle, travaillée et innovante ! J'avais souvent l'impression de lire une histoire dystopique tant l'idée de "l'avis gouvernemental" donne une touche de science-fiction au récit. Le manga partait donc avec un très bon point de départ ! 

Dans ce premier tome, on rencontre le couple phare, Yukari et Misaki qui contre toute attente s'aiment passionnément (et non ce n'est pas du spoil, ça arrive dès les premières pages, jette donc un coup d'oeil petit visiteur). Si Yukari est l'archétype de l'adolescent maladroit et timide avec les filles il n'en reste pas moins très attachant. Misaki, la jolie fille est directe, franche et mystérieuse, mais sans que son personnage ne semble trop cliché. On s'amuse des réactions un peu tête en l'air de cette jeune fille amoureuse et on aimerait la voir heureuse. Les autres personnages, dont la fiancée de Yukari, sont tous aussi drôles, loin des idées reçues que je me faisais au départ et donnent un vent de fraîcheur au genre. 

Avec une narration loin des gros sabots et un trio coloré et drôle, on s'amuse durant cette lecture et on est intrigué par la suite des aventures ! 
Yukari va-t-il pouvoir accomplir son rêve romantique malgré l'interdiction ? Sa fiancée va-t-elle accepter cet amour adolescent ? Le fil rouge a-t-il une fin inattendue ? 
En bref un excellent premier tome avec plein de rebondissements qui donne au lecteur une folle envie de connaître la suite pour pouvoir prolonger un peu plus cette bulle de bonheur ! 

mercredi 10 août 2016

Love X Dilemma, le shônen amoureux

Auteur : Kei Sasuga

Editeur : Delcourt-Tonkam

Lecteurs : dès 14 ans 

Série en cours (2 tomes disponibles).

Natsuo perd sa virgnité avec une étrange fille, Rui, rencontrée lors d'une soirée. Seulement il reste éperduement amoureux de sa prof d'anglais, la jeune Hina qui lui témoigne beaucoup d'attention. Un jour, son père lui apprend son remariage avec une femme et la future cohabitation avec les filles de cette dernière. La surprise est totale pour Natuso lorsqu'il découvre sur le pas de sa porte Hina et Rui.

Love X Dilemma a un scénario très classique mais il n'en reste pas moins un excellent manga. Ici on mixte entre le shônen et le shôjo mais sans les clichés qui font la réputation de ces deux genres. Même le dessin mixte entre les deux, nous présentant un style assez lisse.

Les sentiments sont exprimés librement, l'humour est léger et les angoisses du héros, Natsuo, sont dévoilées sans trop de mélodrame. On s'attache vite à cet adolescent rêveur et malheureux en amour qui va devoir apprendre à gérer ses émotions pour ne pas gâcher sa nouvelle vie de famille. L'amour qui nous est présenté est un amour très réaliste où l'on n'obtient pas toujours ce que l'on veut et où les relations physiques ne sont pas toujours en accord avec nos envies de coeur. Les personnages sont drôles mais réfléchis. On les voit prendre des décisions crédibles, ce qui change des scénarios où l'on tente toujours l'impossible à chaque difficulté !
Un shônen revigorant qui pousse au rire et à la réflexion. Que du bonheur ! 

Hibi Chouchou, shôjo délicat

Auteur: Suu Morishita

Editeur: Panini Mangas

Lecteurs: dès 12 ans

Série en cours (8 tomes disponibles).

Au lycée, Suiren est la plus jolie des filles. Tous les garçons se pâment devant elle, la vénérant presque. Seulement Suiren n'a que faire de tous ces regards, elle n'est pas très à l'aise avec les garçons et à du mal à parler. Timide, elle est toujours accompagnée de ses amies qui la comprenne et la protège souvent des attentions trop pressantes de ses admirateurs. Jusqu'au jour où son regard tombe sur Kawasumi, un élève de la classe voisine...

Hibi Chouchou est un shôjo classique : il se déroule au coeur du lycée, les personnages sont très stéréotypés (la meilleure amie un peu garçon manqué, le bon pote exubérant, la rivale peau-de-colle) et pourtant on est charmé par la délicatesse qui en ressort. Le dessin très léger, l'histoire toute en douceur et le duo de personnages principaux formés par Suiren et Kawasumi ne peuvent que plaire aux lecteurs !

Tout est délicat : l'expression des sentiments qui, bien que rapide, est présentée de manière très discrète, le jeu des regards entre les personnages et leurs actions. Ici pas un sourire en trop, pas une parole malheureuse ni de longues réflexions sur les possibles sentiments que chacun ressent pour l'autre. Les personnages savent ce qu'ils veulent et font tout pour l'obtenir, mais c'est très pur. Avec les deux héros maladroits dans leur caractère, on a une romance toute en finesse qui s'exprime par petite touche (une invitation timide, un bonjour rougissant...) et nous change des pages où l'amour est exposé à coups d'effets graphiques.
Shôjo presque silencieux, Hibi Chouchou sonne un peu comme un brin de nouveauté dans le genre, et ça fait beaucoup de bien !