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mardi 17 octobre 2017

Plus jeune que moi

- Informations -

Auteur : Chihiro Hiro
Editeur : Akata
Genres : romance, comédie, shôjo, premier amour
Date de parution : 24 mai 2017
Prix : 6 € 95
Série terminée en trois tomes.

- Quatrième de couverture -

Mihiro est lycéenne, mais elle est aussi et surtout la soeur aînée d'une grande fratrie ! Alors, pour aider sa mère, il n'est pas rare qu'elle s'occupe de ses quatre petits frères. Attentionnée à l'égard des autres, elle est sans aucun doute une fille sur qui on peut compter. Aussi, un matin, alors qu'elle se rend au lycée, elle vient en aide à un jeune garçon, dont le vélo vient de dérailler. Très vite ces deux-là se rapprochent. Mais tandis que Mihoro le considère un peu comme son nouveau "petit frère", lui a des vues sur la jeune fille...

- Mon Avis - 

Pas fan des shôjo, j'ai pourtant été rapidement attirée par le résumé de celui-là. En cause la différence d'âge entre les protagonistes. Je m'étais dit "Chouette ! Un collégien et une lycéenne, qu'est-ce que ça va être bien !". Et là manque de bol, nos deux héros sont bel et bien lycéens tous les deux et n'ont qu'un an de différence. Paye ton enthousiasme. Cependant, l'ambiance légère, les dessins délicats et l'humour m'ont bien plu lors de la lecture du premier tome, alors j'ai rapidement attendu la suite avec impatience. 

Série courte, elle n'empêche pas les quiproquos, les attentes et les moments de solitude où les héros se questionnent sur leurs sentiments. De ce côté là rien de nouveau on a les éléments phares du shôjo. Mais l'ensemble est plaisant et on se laisse bercer tout au long des trois tomes par l'évolution douce du couple qui se cherche timidement. Leur amour est candide est on a parfois envie de les secouer pour les faire avancer mais tout cela reste mignon et on s'attache vite à eux. 

En bref une petite trilogie toute douce qui enchante et fait plaisir. Sans prise de tête ni de grande nouveauté, on aime se laisser promener le temps d'une lecture.

- Notation - 

The Grim Reaper and an Argent Cavalier

- Informations - 

Auteur : Irono
Editeur : Kana
Genres : fantasy, drame, shônen, aventure
Date de parution : 7 juillet 2017
Prix : 5 € 95
Série en cours.

- Quatrième de couverture -

Le Seigneur de la mort et ses envoyés, les monstrueux larvas, sillonnent le monde pour ôter la vie aux hommes... Cyan a perdu ses parents, tués par les larvas. Surmontant son chagrin, il devient chevalier d'argent pour affronter les ténèbres, sans se douter que là commence le vrai désespoir...

- Mon Avis -


Repéré sur internet, j'avais bien aimé les dessins mais je n'en savais pas plus sur l'histoire. Aussi quand Kana a présenté son nouveau titre comme étant une aventure de dark fantasy je n'ai pas hésité une seconde à me procurer le premier tome. 

Et là, déception : ce n'est pas de la dark fantasy. La dark fantasy se déroule dans un lieu sombre, avec des personnages mystérieux, torturés aux quêtes existentielles impossibles. Et si Grim Reaper se déroule bien dans un monde fantasy (proche de la Renaissance) avec des monstres dangereux il n'a rien à voir avec la dark fantasy. Où sont les héros tragiques torturés mentalement ? Où est l'univers détruit où se déroulent des atrocités ? C'est perdu pour cette fois, dommage. 

Cependant, si il n'y a ni dark fantasy, ni grande nouveauté du côté du scénario (un héros qui se retrouve maudit et qui va chercher vengeance) Grim Reaper reste un bon manga d'aventure. On a le duo de héros : Cyan d'un côté et un mystérieux jeune homme maudit lui aussi de l'autre. On a le jeune demoiselle en détresse à qui Cyan a fait une promesse. Et on a l'affrontement du bien contre le mal. 

Certes ce n'est pas révolutionnaire mais ça fonctionne bien et c'est plaisant à lire. Une bonne petite série shônen comme on les aime en somme. 

- Notation - 

Jumping

- Informations -

Auteur : Asahi Tsutsui
Editeur : Akata
Genres : shôjo, romance, sport, drame
Date de parution : 8 juin 2017
Prix : 6 € 95
Série en cours.

- Quatrième de couverture -

À cause de son écriture très peu soignée, Ran a toujours été la risée de ses camarades de classe. Et pour ne rien arranger, depuis qu'elle a raté ses examens d'entrée à l'université, la jeune femme vit enfermée chez elle, ne sachant plus quoi faire de sa vie. Heureusement, Sayuri, sa seule véritable amie, décide de l'embarquer de force à Aomori, région plus reculée du Japon, où elle fait ses études. Elle y fréquente notamment le club équestre, en parallèle de ses études. Au contact des membres du club d'équitation, mais aussi des chevaux, Ran va, malgré son manque d'assurance, retrouver goût à la vie !

- Mon Avis -


Petite je n'étais pas fan des chevaux - ni des dauphins d'ailleurs - contrairement à de nombreuses petites filles. Et encore aujourd'hui je ne suis pas friande d'équitation. Pourtant Jumping a su me charmer. Comment cela a-t-il bien pu arriver ? 

Déjà le fait que l'héroïne soit une angoissée m'a beaucoup plu. Je me suis reconnue en elle et j'ai été très vite émue par son cauchemar quotidien. Pour Ran, le moindre geste est difficile. Elle ne peut pas sortir de chez elle sans se sentir mal et elle n'est pas sûre d'elle. Alors quand elle découvre l'équitation et le bonheur de monter un cheval sa vie change un peu et elle se trouve une passion qui pourrait la pousser à évoluer. Si le thème de la guérison par le sport a déjà été abordé de nombreuses fois dans les mangas, il n'en reste pas moins plaisant du moment qu'il est bien traité. Et c'est le cas ici. Humour, sentiments, soutien. Tout ici n'est que douceur pour la jeune Ran qui découvre un monde ouvert et attentif. 

Tout ce qui touche aux chevaux est bien traité. On apprend sans pour autant être noyé sous les informations. Les animaux sont bien dessinés et les leçons d'équitation justement dosées. On en a pour notre argent sans être assommé à coup de sabot. Bon point mon dada !

Si la panoplie de personnages n'a rien d'originale (meilleure amie exubérante, étudiants drôles, un peu lourdaux, professeurs gentils mais tortionnaires, etc.) elle n'en reste pas moins attachante. Toute cette petite équipe fait tout pour mettre Ran à l'aise et on sent une gentillesse émouvante durant notre lecture. 

Bien évidemment shôjo veut dire romance et si le mystère sur le couple qui va se former n'est pas révolutionnaire, on s'attache qu'en même bien vite à ce début timide. Les deux protagonistes se plaisent rapidement mais n'osent pas s'approcher. Et le côté trop "niais" est habilement évité. Pas de longs monologues ou de questions rabâchées, on a une approche timide et naturelle. 

En gros Jumping est un manga qui mêle habilement équitation et premier amour. Une histoire prometteuse. 

- Notation - 


Les Mémoires de Vanitas

- Informations -

Auteur : Jun Mochizuki
Editeur : Ki-oon
Genres : steampunk, seinen, comédie, aventure, vampire
Date de parution : 6 juillet 2017
Prix : 7 € 90
Série en cours.

- Quatrième de couverture -

Fin du XIXe siècle. Paris est en plein émoi à la suite d'attaques répétées de vampires. Pourtant, la règle d'or de leur communauté est de ne pas s'en prendre aux humains ! Un mal mystérieux semble ronger ces créatures immortelles... 

C'est en cette période troublée que Noé arrive dans la capitale. Il suit la trace du grimoire de Vanitas, artefact légendaire craint de tous les vampires. On dit qu'il permet à son détenteur d'interférer avec ce qu'il y a de plus sacré pour eux : le nom véritable, symbole même de leur vie. Le modifier peut les rendre fous, voire les anéantir... 

À bord de l'énorme vaisseau flottant sur lequel il a embarqué, Noé fait la connaissance d'Amélia. Alors qu'il l'aide à se remettre d'un malaise, tout s'emballe : elle perd la tête et révèle sa nature de vampire devant les passagers ! C'est alors qu'entre en scène un mystérieux assaillant, se présentant comme... Vanitas ! Devant un Noé bouche bée, il dégaine le fameux grimoire et apaise l'accès de folie de la jeune femme. L'artefact ne serait donc pas qu'une arme mortelle ? Vanitas, héritier du nom et du pouvoir du créateur du livre, a une mission : sauver les vampires de la malédiction qui pèse sur eux ! 

Après Pandora Hearts, Jun Mochizuki crée un nouvel univers palpitant, entre steampunk et fantasy ! Le talent du jeune auteur pour camper des personnages mystérieux, ambivalents et à la psychologie complexe ne se dément pas. D'un trait toujours aussi soigné et élégant, elle nous entraîne à travers un Paris peuplé de créatures de légende, dans une enquête aux frontières du monde des humains et des vampires ! 

- Mon Avis -

Comme beaucoup d'entre vous j'ai découvert le style de Jun Mochizuki avec sa précédente série Pandora Hearts (série qu'il faudrait que je termine un jour). Et j'avais aimé cet univers si fantastique mixant entre l'humour bon enfant et sombres mystères glaçant le sang. Du coup quand les éditions Ki-oon ont annoncé son prochain titre, j'étais très enthousiaste. 

Et je n'ai pas été déçue. Nous plongeant cette fois dans un Paris steampunk, nous découvrons un duo de personnages haut en couleurs et drôle. Déjà on a Noé, jeune homme timide et attachant qui a une mission confiée par un certain maître qu'il est prêt à accomplir jusqu'au bout malgré les dangers. Et de l'autre côté on a Vanitas un jeune homme mystérieux qui a le pouvoir de guérir les vampires et qui est prêt, dit-il en criant sur les toits, à sauver toutes les créatures du monde. Drôle de rencontre qui nous promet à la fois des rebondissements et de bonnes tranches de rire.

Dévoilant son univers méthodiquement avec intrigues et nombreux personnages, l'auteur nous présente rapidement le point pivot de son histoire : un mystérieux livre qu'on dit légendaire et qui aurait le pouvoir de détruire le monde. Quelle n'est pas notre surprise quand on découvre que le livre est bien réel et qu'en plus il est plus accessible qu'on ne le pense. L'histoire serait donc aussi courte ? Non bien sûr car arrive un ennemi incontrôlable et qu'on ne peut attraper aussi facilement. Un ennemi de choix pour notre duo tout récent. 

A la fois drôle, haletant, prenant et bien dessiné, Les Mémoires de Vanitas nous promet de belles frayeurs et de sacrées aventures pour Noé et Vanitas. Les rôles ne sont pas si simples et les dangers réels. Une quête aboutie très intrigante ! 


- Notation - 

mardi 3 octobre 2017

Tue moi plutôt sous un cerisier

- Informations - 

Auteur : Hina Sakurada 
Editeur : Akata
Genres : shôjo, drame, romance
Date de parution : 14 septembre 2017
Prix : 6 € 95
One-shot

- Quatrième de couverture - 

"Fuis !"
Voilà l'étrange SMS reçu par Yukino, jeune lycéenne, de la part de Saho, sa meilleure amie. Sans en comprendre le sens, elle se rend au lycée, comme tous les jours. Mais elle constate alors avec horreur que Saho s'est suicidée, pendant la nuit... laissant pour seul testament un tweet nébuleux : "Yukino est horrible." Dès lors, l'engrenage est lancé, et Yukino est accusée d'être responsable de la mort de sa propre amie. Tandis qu'une enquête s'ouvre pour éclaircir les circonstances du décès de Saho, Yukino doit faire face à un nouveau quotidien d'exclusion. Elle pourra heureusement compter sur le soutien de Tatewaki, le petit ami de Saho.

- Mon Avis - 

Au départ je dois l'avouer ce titre ne me disait rien. J'avais lu le résumé et ça ne me tentait pas plus que ça. Mais voilà que quelques jours après la sortie du manga je tombe sur une critique disant que le dessin était à tombé. Curieuse, je me rends donc chez mon libraire, trouve un exemplaire du manga et feuillette. Et diable ! Que ce dessin est beau ! Rien que pour admirer les planches je resterais devant pendant des heures. Alors juste pour le style de l'auteur, j'ai acheté le manga.

Et contre toute attente j'ai aimé. Si le début de l'histoire est assez tragique, le reste n'est pas plus joyeux. On découvre pourquoi Saho se suicide assez rapidement mais les secrets demeurent quand même jusqu'à la toute fin. Les relations ambiguës qu'entretiennent Tatewaki et Yukino touchent et effrayent en même temps le lecteur.  Le harcèlement que subi Yukino donne envie de protéger le jeune fille et de l'aider dans son deuil. 

Mystérieux, émouvant et tragique, ce shôjo touche plus au genre thriller qu'à la romance mais n'en reste pas moins excellent. Avec une fin à la fois puissante et surprenante on est bercée par cette histoire qui nous heurte en plein coeur. L'adolescence et les sentiments sont parfois durent à vivre pour les coeurs sensibles. En voilà un bel exemple.

- Notation -